Connaître la largeur d’un convoyeur à bande ne suffit pas pour annoncer un débit en tonnes par heure. Pour du calcaire ou des granulats, la vraie question est la suivante : quel débit massique résulte de la section de charge admissible, de la vitesse choisie et de la masse volumique apparente ? Ce guide présente le calcul, un exemple hypothétique et sa vérification.
Définir quatre grandeurs avant le calcul
La première grandeur, A, est la section transversale du matériau sur la bande, en m². Elle ne dépend pas seulement de la largeur : disposition des rouleaux porteurs, angle d’auge, marge latérale et angle de surcharge en mouvement modifient cette section. Une bande plate et une bande en auge de même largeur peuvent donc avoir des valeurs A différentes. Utilisez une table de conception applicable ou une géométrie vérifiée.
Les autres grandeurs sont la vitesse v (m/s), la masse volumique apparente ρ (t/m³) et le facteur K représentant l’effet de la pente. K peut valoir 1 dans un exemple horizontal ; sur une pente, la section stable peut diminuer et exige une valeur propre au projet. La relation théorique est C = 3600 × ρ × A × v × K. Le facteur 3600 convertit les secondes en heures.
Exemple chiffré de capacité
Supposons un convoyeur horizontal avec A = 0,03 m² de section sûre, v = 1,20 m/s et ρ = 1,50 t/m³. Avec K = 1,00, le calcul donne C = 3600 × 1,50 × 0,03 × 1,20 × 1,00 = 194,4 t/h. Ces valeurs illustrent uniquement la méthode ; elles ne constituent pas la capacité d’un convoyeur Metkan particulier.
| Variable | Hypothèse | Rôle dans le calcul |
|---|---|---|
| Section chargée A | 0,03 m² | Géométrie de conception |
| Vitesse de bande v | 1,20 m/s | Débit volumique |
| Masse volumique ρ | 1,50 t/m³ | Conversion volume-masse |
| Facteur de pente K | 1,00 (horizontal) | Correction de pente |
| Résultat théorique C | 194,4 t/h | Pas une garantie de capacité |
Doubler la vitesse double le résultat mathématique, sans prouver l’aptitude mécanique ou du procédé. Si la goulotte ne centre pas le matériau, si les gros morceaux réduisent la marge latérale ou si le point de décharge n’accepte pas la nouvelle vitesse, le gain théorique peut devenir déversement, poussière et alimentation irrégulière. Vitesse, largeur et section chargée ne sont pas des paramètres d’achat indépendants.

Comparer la capacité théorique au débit mesuré
Dans le même exemple, supposons que 30,0 tonnes soient mesurées pendant dix minutes comparables. L’équivalent horaire est 30,0 × 6 = 180 t/h, soit environ 7,4 % sous les 194,4 t/h théoriques. Cet écart ne prouve pas à lui seul un défaut : la section idéale peut ne pas être remplie en continu, la densité peut différer ou les hypothèses de vitesse et de pente représenter imparfaitement le site.
Comparez le même matériau, avec humidité et granulométrie similaires, alimentation stable et durée suffisante. Si la vitesse vient du régime du tambour moteur, notez son diamètre réel et le glissement ; si la masse vient d’une bascule intégratrice, notez le zéro et l’étalonnage. La masse volumique apparente libre mesurée dans un récipient n’est pas celle d’un matériau compacté.
Analyser l’écart dans le bon ordre
Observez d’abord si l’alimentateur dépose le matériau au centre et de façon continue. Vérifiez ensuite si la section chargée approche la valeur A de conception, ainsi que la marge latérale et les pertes. Confirmez enfin vitesse réelle, masse volumique et pente. Cette séquence évite de conclure à partir du seul courant moteur : il renseigne sur la charge, mais ne mesure pas directement les tonnes par heure.
Séparez calcul de capacité et calcul de puissance. Le premier estime la quantité transportable ; le second évalue l’effort lié à la bande, aux rouleaux, au chargement, à la pente, aux frottements et au démarrage. L’ISO 5048 couvre puissance de fonctionnement et efforts de tension. On ne peut donc pas déduire directement une puissance moteur ou un rapport de réduction de 194,4 t/h.

Ne transmettez pas seulement les tonnes par heure
Pour choisir le convoyeur, indiquez capacité normale et de pointe, matériau, masse volumique libre, humidité, granulométrie et dimension maximale des morceaux. Longueur, dénivelé, chargement et déchargement sont également nécessaires. L’approche IS 11592 vérifie la largeur selon la capacité et la dimension des morceaux ; le critère le plus exigeant gouverne la conception. L’édition applicable de la norme doit être définie dans la spécification du projet.
Pour l’étude avec Metkan, transmettez ces données avec l’implantation actuelle et, si possible, un court relevé en fonctionnement stable. Les pages convoyeurs, automatisation et contact ci-dessous aident à préciser l’offre. La machine de couverture est un véritable rendu produit Metkan ; le détail de granulats est une composition éditoriale. Il ne représente ni site client, ni capacité mesurée, ni résultat de projet précis.
Sources et limites du calcul
Sources vérifiées le 22 octobre 2026. Le domaine officiel et les principes de conception sont résumés ; aucun texte intégral de norme, évaluation de conformité ou calcul propre au projet n’est fourni. Les exemples numériques sont hypothétiques.





