Le tonnage traversant un crible vibrant ne décrit pas, à lui seul, la qualité de séparation. Pour une ligne de calcite, de sable siliceux ou de minéraux secs, il faut savoir quelle quantité de matière inférieure à la taille cible rejoint la bonne sortie. L’alimentation, le passant et le refus doivent être analysés à la même maille de contrôle. Ici, l’efficacité désigne la récupération des fines de l’alimentation dans le passant. Débit, pureté et qualité de séparation deviennent ainsi des indicateurs distincts.
Définir d’abord la coupure et les critères d’acceptation
Avec un tamis de contrôle de 1 mm, on mesure dans chaque échantillon la fraction massique sèche inférieure à cette dimension. L’ouverture nominale de la toile et le comportement réel de séparation sont deux notions différentes. La forme des grains, la proportion de grains proches de la maille et les conditions de fonctionnement peuvent modifier le résultat. Sur un crible fin à plusieurs étages, chaque étage doit être évalué avec ses propres entrées et sorties. L’alimentation totale de l’installation ne correspond pas à celle de chaque étage. Pour une fraction étroite, déclarer séparément les grains sous la limite basse et au-dessus de la limite haute.
Prélever des échantillons comparables sur une base sèche
Les prélèvements de l’alimentation et des deux sorties doivent représenter la même période de fonctionnement stable. Une poignée prélevée uniquement en surface d’un stock peut ne pas représenter le flux entier. Définir le plan de prélèvement avec l’équipe qualité et consigner débit, humidité, ouverture et réglages. Mesurer les distributions granulométriques avec la même méthode de laboratoire. Comparer les débits de solides secs plutôt que d’additionner des tonnages humides de teneurs en eau différentes. Intégrer séparément les poussières aspirées et les autres flux secondaires ; un flux non mesuré n’est pas nul.
Une étude de l’Université du Cap a évalué les produits du criblage fin humide par granulométrie et bilan massique. Les chiffres ci-dessous constituent un exemple indépendant, et non les résultats de cette étude.

Bilan massique et formule d’efficacité
F, U et O représentent les débits de solides secs de l’alimentation, du passant et du refus. f, u et o sont leurs fractions massiques sous la taille de contrôle. Convertir les pourcentages en fractions décimales. En régime stable, sans accumulation ni flux secondaire, le bilan total est F = U + O et le bilan des fines est F × f = U × u + O × o. Ces relations permettent de vérifier la cohérence des mesures.
Pour la récupération des fines, l’efficacité est E = (U × u) / (F × f) × 100. La pureté du produit vaut seulement u × 100. Le rapport U/F indique la fraction massique totale de l’alimentation dirigée vers le passant ; ce n’est pas directement l’efficacité du criblage. La formule ne s’applique pas si l’alimentation ne contient aucune matière sous la taille cible. Une récupération distincte peut être définie pour le produit grossier. Le rapport doit préciser la définition retenue.
Exemple : une pureté élevée ne signifie pas une récupération totale
Les valeurs suivantes sont illustratives et ne constituent aucun engagement de capacité ou de performance d’une machine Metkan. Supposons une taille de contrôle de 1 mm, une alimentation de 50 t/h contenant 60% de fines et un passant de 27 t/h contenant 98% de fines. Sans flux secondaire, le refus représente 23 t/h.
| Flux | Débit de solides secs (t/h) | Inférieur à 1 mm (%) | Quantité inférieure à 1 mm (t/h) |
|---|---|---|---|
| Alimentation (F) | 50 | 60 | 30 |
| Passant (U) | 27 | 98 | 26,46 |
| Refus (O) | 23 | 15,39 | 3,54 |
L’alimentation contient 50 × 0,60 = 30 t/h de fines ; le passant en récupère 27 × 0,98 = 26,46 t/h. L’efficacité vaut 26,46 / 30 × 100 = 88,2%. Une pureté de 98% et une récupération de 88,2% ne sont pas contradictoires : 3,54 t/h de fines restent dans le refus. Celui-ci contient environ 15,39% de fines. Examiner uniquement un passant apparemment propre ne suffit donc pas.

Comment transformer le résultat en décision de réglage ?
Si le bilan ne ferme pas, vérifier d’abord les prélèvements, la correction d’humidité et la mesure des débits. Si le bilan est cohérent, comparer les conditions associées aux pertes de fines : répartition sur la largeur, épaisseur du lit, colmatage, dommages de toile et proportion de grains proches de la maille. Modifier plusieurs paramètres simultanément masque les causes. Lors d’essais comparatifs, changer une variable puis répéter l’analyse du produit. Les limites de vibration et de réglage mécanique doivent provenir de la documentation de la machine ; ce calcul ne détermine pas, à lui seul, le moteur ou l’amplitude.
L’étude de Turan et Hacıfazlıoğlu sur le criblage fin du quartz montre également l’influence de l’humidité et de la surface de criblage. Ses rendements chiffrés ne sont pas directement transposables à une autre machine, matière ou échelle industrielle.
Quelles données intégrer à l’offre et à l’essai de réception ?
Pour un projet de criblage, préciser par écrit les limites granulométriques de chaque produit, la plage d’humidité et la méthode de prélèvement, en plus du débit cible. Présenter ensemble le débit sec, la pureté de la fraction cible et sa récupération pour chaque étage. En cas de recyclage, suivre séparément son rapport à l’alimentation neuve. Les critères de réception ne doivent pas se limiter à la capacité du catalogue ou à un pourcentage unique : matière, conditions de fonctionnement et définition de mesure doivent être explicites.
Transmettez à Metkan votre analyse d’alimentation, les fractions recherchées et l’implantation existante pour définir le périmètre du criblage. Les pages produit et installation ci-dessous permettent de situer l’équipement dans votre procédé.
Sources et note de calcul
Le calcul est un exemple indépendant fondé sur la conservation de la masse. Les sources éclairent la méthode et les variables ; elles ne constituent ni essai client ni garantie produit.






